domingo, 17 de novembro de 2013

Um texto bucólico de Yourcenar sobre os palácios do Loire


Li este texto de Marguerite Yourcenar num cartaz afixado em Chenonceau, quando recentemente visitei o castelo. Depois de todo o fausto, leito do rei fulano, boudoir da princesa de tal, sala de música da côrte, etc, é bom saber pôr as coisas no seu lugar.

"Changeons de perspective: laissons là ces figures par trop connues, ces silhouettes de la lanterne magique de l'Histoire de France. Donnons une pensée à d'autres occupants successifs du château, habitants anonymes qui surpassèrent en nombre ceux que nous connaissons ou croyons connaître. 


Eloignons-nous de quelques pas : pensons aux innombrables générations d'oiseaux qui ont tourbillonné autour de ces murailles, à l'architecture savante des nids, aux génélogies royales des bêtes de la forêt et à leurs tanières ou à leurs abris sans faste, à leur vie cachée, à leur mort presque toujours tragique, et si souvent due aux attentats de l´homme.


Un pas de plus le long des allées: songeons à la grande race des arbres dont les diverses essences se sont succédé ou supplantées á cette place, et comparé à l'antiquité de laquelle c'est peu de chose que quatre ou cinq cents ans. 

Un pas encore plus loin de toute préoccupation humaine, et voici l'eau de la rivière, l'eau plus ancienne et plus neuve que toutes les formes, et qui depuis des siècles lave les défroques de l'histoire. 



La visite de vieilles demeures peut mener à des points de vue auxquels on ne s'attendait pas." 

Marguerite Yourcenar, 1962

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