Aprendi aqui quase tudo o que sei de língua francesa.
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Notre pays, mon bon
monsieur, n’a pas toujours été un endroit mort et sans renom, comme il est
aujourd’hui. Autre temps, il s’y faisait un grand commerce de meunerie, et, dix
lieues à la ronde, les gens des mas nous apportaient leur blé à moudre ( … ). Tout
autour du village, les collines étaient couvertes de moulins à vent. De droite
et de gauche on ne voyait que des ailes qui viraient au mistral par-dessus les
pins, des ribambelles de petits ânes chargés de sacs, montant et dévalant le
long des chemins ; et toute la semaine c’était plaisir d’entendre sur la
hauteur le bruit des fouets, le craquement de la toile et le Dia hue ! des
aides-meuniers… Le dimanche nous allions aux moulins, par bandes. Là-haut, les
meuniers payaient le muscat. Les meunières étaient belles comme des reines,
avec leurs fichus de dentelles et leurs croix d’or. Moi, j’apportais mon fifre,
et jusqu’à la noire nuit on dansait des farandoles. Ces moulins-là, voyez-vous,
faisaient la joie et la richesse de notre pays.
Alphonse Daudet,
Lettres de mon moulin
Cours de Langue et Civilisation Françaises, G. Mauger, tome II, p.67
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Nunca cheguei a agradecer devidamente, este post é uma maneira de o fazer.
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Nunca cheguei a agradecer devidamente, este post é uma maneira de o fazer.



